jeudi 5 juillet 2018

L'ANSES retrouve du mercure, de l'Arsenic et des substances cancérigènes...dans nos vêtements



On notera que Le parisien avait initialement prévu un titre mentionnant la présence de mercure et de plomb dans les vêtements mais s'est ravisé par la suite (trop anxiogène?). 

La pollution omniprésente affecte de plus en plus les êtres humains. Rien qu'entre 1989 et 2005, la concentration du sperme en spermatozoïdes a chuté de près d'un tiers, le nombre de cas de puberté précoce et de cancer des testicules est en perpétuelle augmentation. Les perturbateurs endocriniens ne sont pas étrangers à ce phénomène.

 Pour limiter les risques, surtout pour les enfants, je vous invite à privilégier les vêtements labellisés Oeko-Tex (ou bio mais c'est plus limité dans le choix, difficile à trouver et cher). On trouve cependant beaucoup de vêtements Oeko-Tex de nos jours et ils ne sont pas forcément plus chers que les traditionnels. En les privilégiant, vous participez à la démocratisation de cette démarche qualitative tout en protégeant votre santé et celle de vos enfants. Fawkes
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Pour limiter le risque d’allergie lié aux substances contenues dans des chaussures ou des vêtements neufs, l’Agence nationale de sécurité sanitaire recommande de laver systématiquement ces derniers avant de les porter.


Une démangeaison qui petit à petit vous gagne, une allergie qui soudain se manifeste... Nombreuses sont les personnes qui vivent cela un jour ou l’autre. Si l’alimentation est souvent en cause, elle est loin d’être la seule. Dans un rapport très complet, l’Anses (Agence de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail) se penche cette fois-ci sur les vêtements et les chaussures. En 2011 des chaussures fabriquées en Asie contenant des doses très importantes de DMFU (Dimethylfumarate) provoquant de graves allergies chez plusieurs personnes avaient défrayé la chronique.


L’objectif a d’abord été d’établir la liste - très longue - des substances chimiques pouvant entrer dans la composition des textiles, des cuirs, du plastique, des boutons, des lacets... L’Anses s’est ensuite employée à identifier celles qui pouvaient poser des problèmes - irritantes, allergisantes...- et celles dits CMR (qui ont des effets cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction).

Des traces de métaux lourds

Les scientifiques ont ensuite effectué des analyses sur 25 vêtements neufs et 14 paires de chaussures ayant entraîné des plaintes de clients, afin de rechercher la présence de substances irritantes ou allergisantes cutanées. Dans les deux cas, ils listent les molécules largement retrouvées dans les échantillons et qui sont susceptibles de poser des problèmes. «Des métaux lourds (cobalt, cuivre, antimoine, plomb, cadmium, mercure) ont été identifiés dans 16% des échantillons textiles» explique l’Anses, tout comme du cuivre et du nickel, mais aussi des molécules qui permettent de stabiliser les couleurs (la paraphénylènediamine, retrouvée dans 20% des vêtements analysés) et d’autres qui ont un rôle de dispersant (les nonylphénols, identifiés dans 20% des échantillons)... Coté chaussures, il est notamment question du chrome VI (cancérogène et sensibilisant cutané) «retrouvé dans toutes les parties en cuir testées» ou de colophane (utilisé dans la colle) mise en évidence dans 36% des articles et qui est un sensibilisant cutané également...


Laver les vêtements neufs

L’Anses a par ailleurs procédé à des tests. «Nous avons sélectionné 31 personnes correspondant à 42 cas ayant montré des réactions avec des vêtements ou des chaussures identifiées par des médecins dermatologues ou des centres antipoison» explique Christophe Rousselle, le chef de l’unité évaluation des substances chimiques de l’Agence. «Nous avons donc récupéré les vêtements et les avons fait analyser». Dans 6 cas, «une substance suspectée par le médecin comme étant à l’origine de la sensibilisation a bien été détectée» , explique le rapport. D’autres cas sont encore en cours d’étude.

Ces travaux interviennent alors que des décisions de restrictions de certaines molécules doivent être prises prochainement au niveau européen pour limiter les substances à risque dans les textiles. En attendant l’Anses rappelle l’importance de sensibiliser les fabricants sur ces questions. «Il conviendrait de rappeler aux consommateurs l’importance de laver tout textile d’habillement en contact avec la peau avant de le porter une première fois», insiste également l’Agence.

En France, on estime que 1% à 5% des cas d’allergies ou de dermatites de contact sont en lien avec l’habillement et 3% à 11% avec des chaussures.


"La benzidine, un produit très toxique

"Résultat, « sur une centaine de substances analysées, une dizaine est allergènes, irritantes voire cancérigènes. Il s’agit de données préoccupantes », annonce Christophe Rousselle, toxicologue à l’Anses. Parmi elles, même une substance interdite a été décelée : la benzidine, un produit très toxique contenu dans les colorants.

Qui sont les mauvais élèves parmi les enseignes ? « Nous n’avons pas ciblé de marques en particulier, répond l’expert. Ce sont des vêtements que l’on trouve partout dans les grandes chaînes sur le marché ».

Eczéma et irritations

Du côté de chaussures, les résultats ne sont guère plus encourageants : 15 des 50 produits analysés sont allergènes, irritants. Autre conclusion, si certains produits sont autorisés à un dosage limité, l’Anses conclut que ces taux ne sont pas un rempart contre les allergies. C’est le cas du chrome VI, cancérigène, contenu dans les sandales, responsable d’eczéma, d’irritations.

« Cette étude nous apprend que les normes ne protègent pas toujours », réagit Jean-Luc Bourrain, dermatologue et allergologue au CHU de Montpellier qui a participé à cette enquête. « On demande un abaissement du seuil réglementaire », réclame Christophe Rousselle.

Enfin, des substances jamais vues ont même été retrouvées dans des vêtements de sport. « On ne les connaît même pas ! Poursuit l’expert. On va donc entreprendre des études de toxicité ».

« On demande une meilleure information sur les étiquettes »

Alors, que faire pour éviter de porter ces textiles ? C’est là que le bât blesse. Le passage à la machine à laver reste bien insuffisant. « Certaines substances disparaissent au lavage comme les nonylphénols, famille d’irritants. Mais, d’autres comme la paraphènylènediamine se révèle davantage », décrit Christophe Rousselle.

Source: Le Figaro


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